Le problème Russo-Géorgien.

Publié le par Jordann

Après avoir accepté le cessez-le-feu, Moscou a retiré ses troupes de Géorgie hormis l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes dont l'indépendance a été reconnue par la Douma (parlement russe) et par la suite signée par le président Medvedev.
La reconnaisance de ces pays comme états souverains n'est que la revanche de la Russie contre l'Occident qui a lui même reconnu l'indépendance du Kosovo.

L'Abkhazie et l'Ossétie indépendantes ? Pas vraiment ! Nous pourrions plutôt dire qu'elles sont sous une sorte "d'annexion" russe.
Ces derniers temps la Russie tente d'exercer une influence politique, culturelle et militaire sur ses ex-satellites du temps soviétique. Elle essaye de faire barrage à l'OTAN, qui, petit à petit, l'isole en l'encerclant géographiquement. Cela fait suite à la mise en place du bouclier anti-missiles nucléaires en République Tchèque et à la demande d'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'alliance militaire de l'Atlantique Nord.

Récemment des observateurs européens sont partis en missions dans les zones "tampons" qui séparent les provinces séparatistes de la nation Géorgienne afin de mieux observer les avancées du problème et de les rapporter aux gouvernements de l'Union Européenne.

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A
Ce problème russo-géorgien révèle deux choses:<br /> - la politique des néo-conservateurs américains, qui ont eu avec George W. Bush l'occasion de prendre en main la diplomatie US, est la plus débile qui soit: résumer les problèmes du monde aux gentils, qui partagent les valeurs américaines, contre les méchants, forcément non démocratiques et soutenant le terrorisme, n'a aucun sens. On voit, avec l'Irak, où nous a mené la tentative d'exporter hors des frontières américaines un modèle qui n'a aucune pertinence au Moyen-Orient.<br /> <br /> - quand elle parle d'une même voix, l'Europe peut devenir une puissance diplomatique. Et, même s'il ne s'agit que d'un début, force est de constater que la médiation de Sarko a conduit à un accord qui est aujourd'hui respecté par les Russes. Preuve en est que la diplomatie basée sur la négociation et les concessions fonctionne bien mieux que les intimidations verbales pratiquées par des Etats-Unis fragilisés par leur interventionnisme militaire illégitime. C'est aussi le sens du Prix Nobel de la Paix, décerné hier à un homme qui a fait de la médiation entre ennemis la condition de la paix dans le monde !
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